🍁Graine du jour: Ça vaut encore le coup🍁

Je me suis demandée si ça valait encore le coup de vous montrer mes courses zéro déchet de la semaine. J’ai réalisé que ça fait plus de deux ans que je partage mes courses avec vous. Toujours les mêmes accessoires zéro déchet : toujours les mêmes sacs à vrac, toujours la même boîte à œufs! Toujours mes bouteilles déconsignées que je remplis et reremplis. Toujours les sacs en kraft que j’utilise plusieurs fois jusqu’à ce qu’ils soient troués et qui finissent au composteur.

La seule chose qui change, bien sûr, c’est le contenu qui varie selon les saisons. Il s’est adapté à mon régime végétarien : les fruits et légumes sont majoritaires dans mon assiette, donc dans mon panier. Le contenu change aussi selon les besoins du moment : courses alimentaires seulement ou courses pour la salle de bain voire pour les toilettes…

Alors à quoi bon continuer à montrer ce qui constitue mon rituel de courses? Bien sûr, au début, quand c’était un changement dans mes pratiques, quand c’était nouveau, je trouvais ça excitant, exotique, atypique. J’avais l’impression de faire un truc extraordinaire. Aujourd’hui, je fais juste mes courses. Des courses, quoi! Pas de quoi en faire une photo! Pas de quoi en faire un article!

Si seulement! Ma poubelle se vide mais les déchets à la surface de la planète s’accumulent! Si seulement! Les emballages ne rentrent plus dans ma maison mais les microplastiques sont tellement nombreux dans les océans! Si seulement! Mon mode de vie écoresponsable consomme peu mais les ressources de notre planète sont toujours trop exploitées et gaspillées! Si seulement! Ma cuisine est faite maison mais l’obésité due à la malbouffe concerne toujours plus d’un enfant sur 5 dans notre pays!

Alors, oui, cette semaine encore, ça vaut le coup que je donne à voir mes courses zéro déchet. Je montre à quel point c’est facile pour moi de vivre avec cette nouvelle pratique, ce nouveau rituel. Bien sûr, j’y suis allée pas à pas, avec toute la bienveillance à m’accorder lorsque j’étais débutante. Vous avez été témoin de mes erreurs, de mes questionnements, des choix que j’ai fait. Je vous ai révélé mes prises de têtes entre des produits zéro déchet mais pas bio, ou bio mais pas locaux!

Alors oui, cette semaine encore, ça vaut le coup que je partage mes courses zéro déchet. Je démontre que ma démarche ne me demande pas plus d’énergie que quand je faisais des courses polluantes, que ma démarche ne me prend pas plus de temps que quand mon panier était rempli de plastique et qu’enfin ma démarche ne me coûte pas plus cher que quand je mangeais de la viande 5 fois par semaine.

Alors oui, cette semaine encore, ça vaut le coup que je publie un article sur mes achats zéro déchet. Je plante une graine de vie différente pour un futur désirable, je fais ma modeste part, je renforce le sens que je donne à ma démarche et qui fait mon bonheur.

Et vous, quelle graine de vie désirable voulez-vous partager aujourd’hui?

Engrainons-nous les un.e.s les autres!

L’Engraineuse #lequotidienfaitmonbonheur

🍁Graine du jour : SERD 🍁

Il y a chaque semaine tant de causes pour lesquelles se mobiliser, tant d’événements (virtuels!) auxquels j’aimerais assister! Mais j’ai appris depuis longtemps à faire des choix, j’ai compris depuis longtemps que je ne pouvais être de tous les combats, j’ai retenu la leçon que je n’ai de prise que sur mes seules actions personnelles et professionnelles, tout le reste n’est source que d’épuisement et de dispersion: j’ai trouvé une place épanouissante dans la démarche écologique. Elle a tellement changé ma vie. J’ai cru que j’allais faire pousser des légumes dans mon jardin, j’ai changé mon regard sur le vivant! J’ai cru que j’allais cesser d’acheter du neuf, j’ai appris à redéfinir mes besoins et à me concentrer sur l’essentiel! Enfin j’ai cru que j’allais réduire la taille de ma poubelle, en réalité j’ai changé mon point de vue sur le monde et je ne cesse de voir des ressources là où d’autres ne voient que des déchets!

L’année dernière, à l’occasion de la semaine européenne de la réduction des déchets, la SERD, qui se déroule en ce moment du 21 au 28 novembre, j’avais fait ma première intervention en public : quelques personnes -et de fidèles ami.e.s- bien courageuses de s’être déplacées malgré une pluie glaciale pour venir écouter une inconnue leur racontant à quel point c’était chouette d’alléger nos poubelles! Magnifique souvenir malgré le froid … quel froid? Je me faisais une joie d’intervenir à nouveau cette année pour la communauté de communes Convergence Garonne riche d’une année supplémentaire dans la démarche, mais la Covid est passée par là!

Pour compenser la déception de cette annulation, je vous invite tout de même à consulter le site internet dédié à l’événement, riches en liens vers des acteurs locaux impliqués dans le zéro déchet. Parce qu’il y a eu tellement d’énergie investie à préparer des événements qui n’ont pas pu se dérouler cette année, parce que nous pouvons montrer notre solidarité en faisant des solutions de remplacement virtuelles une réussite!

Pour compenser la déception de cette annulation, je vous offre ma nouvelle recette filmée de petit épeautre pilaf au pesto de brocolis, une recette de saison en automne. Elle est végétarienne, zéro déchet et contient 3 astuces antigaspi! Parce que c’est la direction écolonome que devrait prendre la cuisine de tous et parce que trop peu de chefs ont conscience de leur responsabilité dans l’avènement de la cuisine de demain et continuent -j’ai les noms!- à cuisiner (et à le diffuser sur les réseaux!) des tomates en automne!

Et vous, quel festival en ligne avez-vous suivi pendant le reconfinement?

Engrainons-nous les un.e.s les autres!

L’Engraineuse #lequotidienfaitmonbonheur

🍁Graine du jour: Se lover dans son canapé🍁

C’est immanquable! Je ressens toujours quelque chose de très fort lorsque je rencontre d’autres écolos. Au-delà de notre lecture commune du monde et du vivant qui nous entoure, il y cette complicité qui n’a pas besoin d’être verbalisée des gens qui savent… qui savent le bonheur d’avoir renoué avec la simplicité, qui savent le bien-être et la plénitude d’agir en accord avec nos valeurs biophiles, qui prennent le temps de ralentir pour s’apaiser.

C’est exactement ce qui s’est passé lorsque j’ai été reçue chez Alice et Vivien. La sensation d’être comme à la maison, la sincérité dans leur regard, la lumière, celle-là même qui m’habite! Et j’ai été d’autant plus touchée par ce couple qu’ils sont tous les deux aussi engagés avec la même volonté dans leur démarche écologique, au point de changer de vie, au point de vouloir œuvrer pour un monde différent, un monde durable, réparable, un monde presque parfait. Pour prendre leur place dans le monde d’après, ils ont fondé en début d’année La Fabrique à Fauteuils. Leur constat est simple, pour se meubler de façon écoresponsable en neuf à petit budget, les possibles ne sont pas nombreux! Ils ont donc dessiné, d’abord pour aménager leur propre maison, des fauteuils et canapés. L’idée venait de germer dans leur esprit! Les différentes pièces qui constituent leurs fauteuils sont soigneusement choisies pour leur origine locale, durable, écoresponsable. Du lin pour le revêtement en tissu, du pin des Landes pour le bois, et même leur mousse est à 40% d’origine végétale. La fabrication des différentes pièces se fait chez eux, en région bordelaise, à la demande pour éviter le gaspillage d’une surproduction, dans un atelier aménagé pour l’occasion, en 8 à 10 jours. Alice prépare tissus et mousse, tandis que Vivien est aux commandes de la découpe des plaques de bois.

Mais leur objectif n’est pas que de nous fournir des fauteuils et des canapés, il est bien plus ambitieux que ça, ils nous offrent une expérience et une possibilité de gagner en compétences! Parce qu’ils vivent la démarche moins mais mieux, ils savent déjà à quel point les objets de notre quotidien sont encore plus précieux quand on met du cœur à les fabriquer, qu’ils sont encore plus beaux quand on est fier de les faire nous-mêmes. Leurs fauteuils et canapés sont donc livrés en kit, à monter, à l’aide d’un tutoriel vidéo fourni sur leur site. C’est top car un meuble que l’on sait monter, c’est un meuble que l’on hésitera pas à démonter et réparer en cas de besoin!C’est top car une fois que l’on a créé un objet, on a souvent envie de recommencer!

Côté zéro déchet ils sont également imbattables ! Les cartons de livraison sont des pièces intégrées dans la fabrication des meubles, comme dans la fabrication des premiers fauteuils clubs, je trouve l’idée fascinante! Et en cas de casse, usure, il sera possible de remplacer la pièce défectueuse pour éviter de remplacer tout le meuble, c’est ça l’esprit antigaspi! Quant aux chutes de bois dues à la production des différentes pièces, elles leur servent tantôt de ressources pour le compost -et oui, il y a aussi un permapotager chez Alice et Vivien!- tantôt de bois de chauffage. Pour les chutes de mousse, c’est facile, Alice va les transformer en coussins!

Le résultat de cette belle démarche ce sont des fauteuils et des canapés à la ligne épurée qui trouveront leur place dans des intérieurs minimalistes et chaleureux. J’ai testé tous les modèles, c’est un bonheur de se lover dans ces canapés! Comme j’aime ces initiatives qui font déjà partie du monde d’après! Comme je suis heureuse d’avoir choisi de les mettre en lumière sur mon blog aujourd’hui! Je précise comme je le fais à chaque fois que je parle d’une marque écoresponsable sur mon blog qu’il s’agit d’un coup de cœur, pas d’un partenariat ou d’une collaboration rémunérée de quelque façon que ce soit!

À l’heure où Amazon possède un monopole de distribution incompréhensible et se gave sur le dos de la crise sanitaire pour enrichir à millions ses actionnaires avec un bilan carbone, une éthique et une qualité de produits plus que discutables, la Fabrique à Fauteuils est une bonne solution pour se meubler local et écoresponsable ou pour offrir et glisser sous le sapin vivant ou recyclé de Noël!

Et vous, comment vous meublez-vous?

Engrainons-nous les un•e•s les autres!

L’Engraineuse #lequotidienfaitmonbonheur

🍁Graine du jour : Nous tou•te•s🍁

La semaine dernière, dans mon collège, un élève a touché les fesses de deux filles d’une autre classe. Pour le personnel administratif de mon établissement, il ne s’agit que d’un jeu entre élèves, et la sanction envers l’élève et l’éducation pédagogique ont été prises en conséquence. Quelle faillite de notre mission éducative! Car toucher les fesses, la bouche, les seins, le sexe ou l’intérieur des cuisses de quelqu’un sans son consentement ne s’appelle pas un jeu entre élèves mais s’appelle en réalité une agression sexuelle. Nul n’est censé ignorer la loi, nul ne devrait être censé ignorer la définition d’une agression sexuelle.

Je suis la professeure principale de ces deux filles. Dès que j’ai eu cette information -4 jours après!- mon cœur n’a fait qu’un tour et j’ai discuté avec mes deux élèves concernées. Elles n’ avaient pas parlé à leur parents de cette agression, elles sentaient bien que ce qui s’était passé n’était pas normal, qu’elles étaient mal à l’aise que ça se soit passé. Les larmes aux yeux, elles ont quand même voulu minimiser l’événement car elles se sentaient coupables, c’est terrible! Je leur ai rappelé qu’elles n’avaient aucune raison de culpabiliser à propos de ce geste, qu’elles étaient des victimes, que personne ne doit toucher les 5 parties du corps mentionnées plus haut sans leur autorisation. J’ai redéfini avec elles la notion d’intimité, la notion de consentement, je leur ai dit qu’elles avaient le droit de se sentir mal à propos de ça, que c’était grave, et qu’elles auraient besoin d’être soutenues par leurs parents, leurs ami•e•s. Un peu plus tard, à la fin du cours, mes petites élèves aux joues rougies sont revenues me voir, toutes les deux : « Madame, vous voulez bien appeler nos parents, vous, nous on n’osera pas! » Le soir même, j’avais leurs parents au téléphone. Dans une famille, le déni d’agression sexuelle est flagrant, alors que dans l’autre, il y a eu un vrai choc et un questionnement auquel j’ai pu répondre. C’est un soulagement pour moi d’avoir pu être proche de mes élèves-victimes et de leurs familles!

Je me sens en effet outillée grâce aux différentes formations que j’ai suivies avec le collectif Nous toutes : deux formations sur les violences sexistes et sexuelles niveau 1 et 2 dont je vous ai déjà parlé ici, une sur la culture du viol, et enfin aujourd’hui même celle sur l’éducation à la non-violence. Suivre ces formations (gratuites et en ligne!) me permet de mieux lire le monde qui m’entoure, de mieux comprendre les enjeux de domination, de contrôle et de violence pour mieux les déjouer, de mieux repérer les inégalités homme /femme. Elles font de moi une meilleure femme, une meilleure mère pour éduquer et mon fils et ma fille et une meilleure enseignante. Moi qui crois inconditionnellement en la vie sous toutes ces formes, je suis persuadée que l’écologie commence avec le respect des hommes et des femmes dans notre société. Je pense que cela passe par l’information des femmes sur leurs droits et par l’éducation des enfants au respect de l’autre sexe.

Le collectif Nous Toutes organise aujourd’hui une journée de mobilisation intense sur les réseaux sociaux, en amont de la journée mondiale pour la suppression des violences faites aux femmes qui aura lieu le 25 novembre. Je m’associe avec joie et gratitude à leur mobilisation et publie à mon tour leur image de couleur violette qui est leur symbole. Cette mobilisation a pour objectif de nous sensibiliser à ces violences, à les identifier, à les nommer, pour mieux les combattre. Rejoignez-les sur Instagram pour des live, des actions et des concerts jusqu’à ce soir, et partagez leur symbole si la cause vous touche vous aussi! Quant à moi, je souhaite pour nos enfants et nous tou•te•s un monde écologique, d’égalité et de paix.

Et vous, savez-vous reconnaître les violences faites aux femmes?

Engrainons-nous les un•e•s les autres!

L’Engraineuse #lequotidienfaitmonbonheur

🍁Graine du jour: Le monde d’avant🍁

Connaissez-vous la nouvelle? Le dernier Mac Do vient de fermer! Ça a été long, ça a été dur, puis moins difficile et on y est enfin arrivé! Il faut dire qu’on début, on a rien vu venir, on ne s’est pas méfié. Cette chaîne de fast-food a débarqué en France dans les années 80, ça semble déjà très loin! À cette époque, savoir ce qu’on mettait dans nos estomacs et connaître les conditions de travail dans cette enseigne, ce n’était pas vraiment notre priorité! Je me souviens de mon premier hamburger dans ce « restaurant » en 1986, j’avais dix ans! Mes parents n’étaient pas ravis de m’y emmener, ils ne comprenaient rien à l’intitulé des plats! Pour moi, le Mac Do, c’était un peu voyager en Amérique, c’était nouveau, c’était rapide et pratique!

Et puis, en quelques décennies, ces fast-food ont envahi le monde : fini le voyage en fréquentant ce genre de « restaurant »! Heureusement quelques villages ont résisté à leur implantation chez eux, mais ça n’a pas été facile et les batailles juridiques ont été longues!

Ensuite est venue la prise de conscience de ce qu’on a appelé la malbouffe: on a identifié des produits gras, des produits standardisés sans goût. Ils étaient la cause du développement de l’obésité, de la diminution des capacités cardiaques des enfants. À cette époque, un documentaire intitulé SuperSizeMe montrait les effets sur la santé d’un homme qui s’est nourri exclusivement de Mac Do pendant un mois : la vitesse à laquelle sa santé se détériorait était impressionnante! C’est un film que j’ai beaucoup montré à mes élèves pour en discuter avec eux! Voir ce film a signé la fin de ma fréquence de ces endroits néfastes que j’avais déjà pas mal désertés!

On s’est même rendu compte que ces enseignes généraient des quantités de déchets très importants, car ils ont refusaient de mettre en place le tri sélectif et préféraient payer les amendes que de mettre leurs établissements en conformité!

C’est ce moment qui m’a paru le plus long et le plus incompréhensible : pourquoi les gens continuaient-ils à les fréquenter? À cette époque, je bloguais un peu, sous le nom d’Engraineuse! C’était chouette de rencontrer virtuellement d’autres personnes qui partageaient mes valeurs! On était déjà nombreux•ses à avoir changé de vie, et plus nombreux•ses encore à vouloir le faire sans trop savoir comment s’y prendre…

Les jeunes générations étaient en colère, à juste titre, contre les générations précédentes, dont je faisais partie, pour leur inaction face au réchauffement climatique et qui mettait en jeu leur survie. Cette génération a été décisive, non seulement elle a remis en cause les modèles parentaux mais en plus elle a inventé de nouvelles façons de vivre, en harmonie avec le vivant, c’était une joie de voir combien ils nous montraient l’exemple à suivre!

Et puis, en 2020, nous avons vécu une année noire : il nous a fallu combattre le coronavirus, l’obscurantisme fanatique et meurtrier et les complotistes tout aussi dangereux! Les confinements successifs nous ont permis de faire ce pas de côté tellement nécessaire pour réfléchir à nos pratiques, à nos besoins et on est tellement tombés de haut, on ne pouvait plus continuer ainsi, surtout que la génération suivante nous demandait systématiquement de rendre des comptes! La pauvreté s’est développée à ce moment-là dans notre pays : elle touchait 1 habitant sur 7, quel échec pour notre société!

Il n’y avait plus d’autre choix que de penser solidarité, résilience, écologie, autonomie alimentaire, alimentation de qualité, consommation raisonnée, sobriété énergétique et déplacements doux!

C’est au moment précis de la sortie des confinements que nous avons tous basculés, chacun bouleversant une pratique de son quotidien, dans son travail. L’alimentation est devenue principalement locale, bio et végétale! Fini les produits ultra transformés, fini les produits emballés! Les enseignes de fast-food de nourriture trop grasse, trop sucrée, trop salée ont perdu leurs clients en un temps record! Les MacDo n’ont d’abord plus ouvert de nouveaux restaurants, ce qui n’était jamais arrivé depuis leur débuts! Puis ils ont fermé leurs premiers magasins en 2025, et cinq ans plus tard, il n’en restait plus qu’un chez nous… Ce vestige de la vie d’avant n’est désormais plus qu’un mauvais souvenir!

Aujourd’hui, nos enfants et petits-enfants naissent dans un monde qui offre enfin du sens à nos vies, un monde où les décisions pour tous sont prises au sein de conventions citoyennes, un monde où chacun a sa place et se sent utile à la société!

Et vous, comment voyez-vous le monde en 2030?

Engrainons-nous les un•e•s les autres!

L’Engraineuse #lequotidienfaitmonbonheur